LE GUIDE DE SKI POUR TOUS LES SKIEURS DU QUÉBEC
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Publication partenaire

Maple Leaf, Stevenson, Bélair, Grignon et cie, 2 janvier 2021

2020 sera une année à oublier à bien des égards et le ski de fond dans les Laurentides n’aura pas échappé à cette année catastrophique. 2021 semble vouloir partir du bon pied; après deux tempêtes successives, c’est enfin le coup d’envoi de la vraie saison (plusieurs s’étaient déjà aventurés à plusieurs endroits dans des conditions marginales) dans le pays de Séraphin.

La météo était parfaite pour ce coup d’envoi; ciel bleu à perte de vue et un mercure qui indiquait bleu extra (-1 à -9) sur le thermomètre SWIX. Peu étonnant de voir que beaucoup d’autres fondeurs s’étaient donnés rendez vous pour profiter avec nous de cette belle journée.

Ciel bleu mur à mur sur le Lac Bélair

L’objectif aujourd’hui était d’arpenter les pistes avoisinante à la Maple Leaf à partir du stationnement du Lac Lucerne sur la 370. Le stationnement est déjà partiellement rempli à notre arrivée vers 9h45; tant mieux les pistes seront partiellement tracées lors de notre périple.

Étant donnée la couverture neigeuse encore marginale, je propose à notre groupe composé de Richard, Charles et Barclay, de maximiser les traversées de lacs. Les lacs sont un endroit de prédilection pour débuter la saison; la couverture neigeuse n’a pas besoin d’être très épaisse pour avoir des conditions optimales. La plupart des organismes s’entendent pour dire qu’une glace de 10cm (4 pouces) est suffisante pour les activités de plein air (patin, marche et ski de fond). Par contre, la tolérance au risque de tous et chacun est différente. Personnellement, je me contente de beaucoup moins, mais un de nos acolytes a une phobie des lacs gelés. Bien qu’il ait lu à plusieurs reprises l’article suivant, nous débutons la journée tranquillement avec  le petit lac Cochand pour nous mettre en confiance. Avec ses faibles dimensions, il gèle habituellement plus vite que les autres lacs avoisinants.

Le petit lac Cochand

On enchaîne ensuite avec une portion de la Maple Leaf qui nous mène tout droit sur le lac Léon, une des pièces de résistance du réseau PASA.  Le décor est tout simplement enchanteur et la glace dépasse les 9 pouces d’épaisseur (j’avais apporté ma perceuse à batterie dans mon sac à dos). Charles en a profité pour réaliser un vidéo à vol d’oiseau des lieux qui montre l’incommensurable beauté des environs.

Nous sommes rejoints par des amis, David et sa copine, qui partageront un bout de chemin avec nous par la suite. La couverture est bonne en général; quelques roches sont présentes dans les portions plus inclinées mais elles sont facilement évitables. Le problème devrait être vite réglé lors de la prochaine chute de neige.

En route vers le lac Bélair

Les lacs se suivent mais ne se ressemblent pas tous. L’entrée de la piste  sur le lac Bélair est recouverte d’une couche d’eau probablement causée par le refoulement de la décharge.

Le lac Bélair avec l’eau en surface

La combinaison des sentiers Stevenson, Mustapha et Bélair est intéressante. Le dénivelé est omni-présent tout au long du parcours, les montées sont techniques et certaines descentes sont rocambolesques, particulièrement en début de saison où le relief est plus présent.

En route vers la Mustapha

Barclay en descente dans la Bélair

Au final, nous aurons arpenté presque 12km avec un dénivelé positif avoisinant le 400 mètres. Certains auront trouvé la journée plus difficile que d’autres 🙂

Bonne saison!

Notre trajet de la journée

À PROPOS DE L'AUTEUR

Jean-Paul Croteau
Si il y avait un temple de la renommée du ski de fond, Jean-Paul Croteau y aurait été intronisé depuis belle lurette. Inspiré par ses idoles de jeunesses Dickie Hall et Steve Barnett, le ski de fond n’a plus de secret pour Jean-Paul. De nature plutôt solitaire et de sociabilité ultra sélective, peu de gens peuvent se vanter d’avoir skié avec lui.