LE GUIDE DE SKI POUR TOUS LES SKIEURS DU QUÉBEC
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Bruce Jack à la rescousse, 29 janvier 2020

Quelques jours après la dernière bordée, je voulais faire des virages dans la poudreuse. Pas de problème: le sentier Bruce Jack avait ça en réserve.

Bruce Jack, à mon avis, ça devrait être le nom d’un héros de film d’action; mais à ce qu’on m’a dit, la piste de ski qui porte ce nom a plutôt été baptisé en l’honneur d’un médecin qui était un habitué de la Traversée des Laurentides et qui a péri dans un accident de la route dans les années 80.

La Bruce Jack a deux grandes qualités selon moi. D’abord, elle est moins fréquentée que les autres pistes du réseau du club de plein-air de Sainte-Agathe ; et ensuite elle cache une belle longue descente qui convient parfaitement à mon niveau d’habileté.

Comme ça m’arrive souvent, j’ai commencé cette randonnée sur la rue des Pommiers, près du chemin Brunet, au nord de Sainte-Agathe. C’est un point d’accès où on peut stationner en bord de rue et rejoindre la piste Gillespie par une bretelle passant près d’une maison. Merci au propriétaire !

À partir de la là, il faut faire environ un kilomètre sur la Gillespie pour trouver une des deux entrées de la Bruce Jack.

Les premiers mètres de la Bruce Jack à partir de la Gillespie.

Quand on la prend par là, la Bruce Jack commence par une longue descente facile qui mène à un ruisseau et un petit pont. Vient ensuite une montée/descente en zigzag au flanc de la colline qui ajoute du piment à la Bruce Jack.

Pour profiter de cette colline, il faut tourner à droite en arrivant en haut de la montée en zigzag. Dans cette direction, selon mes informateurs, la Bruce Jack contourne la colline puis file vers le nord jusqu’à l’auberge de plein-air L’Interval.

Cette section du sentier ne figure pas sur la carte du club de plein air de Sainte-Agathe, mais elle est néanmoins balisée… du moins au début !

J’ai eu une surprise en arrivant à l’endroit où la Bruce Jack commence à descendre la colline: deux skieurs étaient descendu du sommet. Ç’a m’inspiré un petit détour. En suivant leurs traces, et un trajet balisé avec des rubans roses, j’ai grimpé jusqu’au sommet puis fait mes premiers virages de la journée sur le flanc sud-ouest de la colline que j’ai dévalé jusqu’à retomber sur la Gillespie qui passe en contrebas.

Petite descente facile sur le flanc sud-ouest de la colline.

Les traces et les rubans qui m’ont mené au sommet de la colline.

Une remontée plus tard, j’étais à nouveau au sommet de la colline, avec presque 100 mètres de dénivelé à me mettre sous les spatules.

Quel beau moment ç’a été. Les feuillus sont clairsemés et il n’y a presque pas de satanés  «fouettes» dans la pente par où descend la Bruce Jack. On peut donc faire sa propre trace dans la neige vierge en louvoyant parmi les arbres.

C’était la bonne journée pour faire ça. Le soleil brillait La neige était profonde. Ça tournait comme dans du beurre. J’ai fait pas mal de «yoyo» avant de me tanner et de poursuivre mon chemin.

Première partie de la longue descente sur la Bruce Jack. Quand une pente boisée est aussi dégagée, la vie est belle.

Je suis descendu comme ça…

Et aussi comme ça!

J’ai passé le reste de la journée à explorer le secteur au pied de la colline en me baladant dans des sentiers vierges et en faisant des découvertes.

Je pense avoir suivi la Bruce Jack jusqu’au point où elle croise le chemin Ladouceur, mais je suis peut-être dans le champ car je n’ai pas trouvé de balise après la descente.

J’ai aussi suivi le sentier pédestre «Par Monts et par Vals» jusqu’au chemin Ladouceur. Ce sentier-là avait été battu par un raquetteur. Comme il est étroit et tortueux, il ne convient guère au ski; mais avec mes grosses planches larges et lentes, je l’ai trouvé intéressant à négocier.

J’ai fini ma journée en faisant une dernière découverte : pas besoin de remonter la longue descente pour quitter le secteur.  Au pied de la colline, un sentier non-balisé qui part du chemin Brunet permet de revenir vers la Gillespie en gagnant moins d’altitude. Il nous ramène à la Bruce Jack qu’on reprend près du petit pont au pied du passage en zig-zag.

Virages de fin de journée.

À flanc de montagne sur le sentier Par Monts et par Vals.

Une jolie cabane privée dont j’avais remarqué le toit brillant sur la photo satellite de GoogleMap

Le secteur tel qu’il apparaît en ce moment sur OpenSnowmap

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À PROPOS DE L'AUTEUR

Barclay Fortin
Barclay Fortin a appris à faire du ski à Baie-Comeau, sa ville natale. Il a appris à écrire en travaillant comme journaliste et scénariste à Montréal. Et depuis 2003, il court les centres du ski de pour alimenter Ski Glisse, un blogue où il raconte ses randonnées hivernales.